Chaque être vivant a des caractéristiques morphologiques définies par ses gènes. L’homme a deux jambes, deux bras, un nez au milieu du visage, certains ont la peau plus foncée, des cheveux blonds, roux, frisés, raides… toutes ces caractéristiques tiennent leur origines dans nos gènes. Ceci est vrai pour l’humain mais aussi pour chaque animal, chaque être vivant. Le fait que les éléphants ont de grandes oreilles, le renard une queue en panache, la sauterelle des grandes pattes arrières… toutes ces caractéristiques viennent de leur gènes.

Lors de la reproduction, les « parents » effectuent une copie de leurs gènes pour les transmettre à leurs « enfants ». L’embryon, dans le ventre de sa mère, va recevoir une copie des gènes de son père et une copie des gènes de sa mère. Il va en faire un « mélange », exprimer certains gènes de sa mère, d’autres de son père pour avoir ses propres caractéristiques. Ce qui en fait un être unique, qui ressemble un peu à son père et un peu à sa mère, tout en gardant les caractéristiques principales de l’espèce dont il fait partie.

Lors de ces copies et de ces mélanges, il peut y avoir des petites erreurs de « transcription ». Cela s’appelle des mutations! Ces mutations peuvent conduire à des anomalies bien visibles… ou pour la plupart, à rien du tout.

La sélection naturelle, est le terme utilisé pour toutes ces évolutions qui se font naturellement, dans la nature. Ces modifications prennent un temps très long.

Pour nos espèces domestiques, l’homme peut influencer leur évolution. Il peut décider de favoriser certaines particularités physiques, mentales ou fonctionnelles. Cela va s’appeler la sélection artificielle.

Prenons l’exemple du chien. Tous nos chiens ont un ancêtre commun, le loup. Vous serez d’accord que peu de chiens ressemblent encore à un loup… certains en sont même bien loin. Cela est du à la sélection artificielle réalisée par l’homme. Au fur et à mesure des générations, l’homme a favorisé certains individus plutôt que d’autres.

Par exemple, certains chiens avaient des pattes un peu plus courtes. L’homme a décidé de faire reproduire plutôt ces individus que d’autres, et surtout de les faire reproduire avec un autre individu qui avait la même particularité. Petit à petit, à force de favoriser cette différence, l’homme a pu créer une nouvelle race avec avec des toutes petites pattes… le teckel. Comme l’homme choisi quelles particularités favoriser, cette sélection artificielle est beaucoup plus rapide que la sélection naturelle. C’est de cette manière que l’homme a pu créer chaque race de chien en favorisant certains critères de beauté, de gentillesse, de gardiennage, de vitesse, de flair.

Cette sélection a été réalisée pour toutes nos espèces domestiques comme nous les connaissons aujourd’hui… le chat, le cheval, la vache…

Malheureusement, en favorisant certaines caractéristiques, on peut aussi, sans le vouloir, favoriser des dysfonctionnements. Certains sont directement liés à la caractéristique sélectionnée, d’autres pas. en voici quelque exemples.

D’autres pathologies plus discrètes sont favorisées sans le vouloir. Par exemple, la plupart des cavaliers king Charles auront des problème cardiaques avec une valve mitrale qui manque d’étanchéité. Cette particularité n’a bien entendu pas été voulue.